Aide à la création de site internet pour une entreprise. Ce qui finance encore un site en octobre 2026.
Des pages promettent encore un chèque de 500 euros pour financer votre site. Il a fermé en 2021. Ce qui existe aujourd’hui est plus modeste et plus local, et il faut savoir où le chercher avant de signer un devis.
En octobre 2026, il n’existe plus de subvention nationale pour créer un site internet : le chèque France Num de 500 euros couvrait des dépenses faites entre le 30 octobre 2020 et le 30 juin 2021, et les dernières demandes devaient être déposées avant le 31 juillet 2021. Ce qui reste est local : une recherche « site internet » dans la base d’aides de France Num renvoie 87 fiches le 6 octobre 2026, portées pour la plupart par une intercommunalité ou une région, chacune avec ses conditions. Au niveau national, Bpifrance propose un prêt, pas une subvention, à partir de 5 000 euros, réservé aux entreprises de trois ans et plus.
Pour un dirigeant de TPE ou de PME, ou un indépendant, qui cherche à financer une partie de son site. Pas pour une association ou une collectivité, dont les aides obéissent à d’autres règles.
Signé par Enzo Taverne et Jérémy Rivault, cofondateurs de Trait Neuf.
Publié le , revu le .

Le chèque France Num de 500 euros est clos
C’est l’aide que tout le monde cite, et celle qui n’existe plus. Le chèque France Num a été créé par le décret n° 2021-69 du 27 janvier 2021, dans le cadre du plan de relance. Il versait 500 euros forfaitaires aux entreprises de moins de onze salariés qui justifiaient au moins 450 euros toutes taxes comprises de dépenses de numérisation : achat ou abonnement à des solutions numériques, ou accompagnement par un prestataire. D’abord réservé aux commerces fermés pendant le deuxième confinement, il a été ouvert à toutes les très petites entreprises le 10 mai 2021.
Il couvrait les dépenses faites entre le 30 octobre 2020 et le 30 juin 2021. La dernière date de dépôt était le 31 juillet 2021. Bpifrance Création le résume aujourd’hui en une phrase : « ces dispositifs ne sont plus en vigueur ».
Si une page vous promet encore ce chèque en 2026, ou vous propose de « récupérer 500 euros » sur un site acheté chez elle, elle est périmée ou elle se trompe. Ne construisez pas votre budget dessus.
Ce qui existe au niveau national : un prêt, pas une subvention
Aucune subvention nationale ne finance aujourd’hui la création d’un site d’entreprise. Ce qui existe est un prêt de Bpifrance, la banque publique d’investissement.
| Prêt Boost, Bpifrance | Ce qui est relevé |
|---|---|
| Montant | 5 000 à 100 000 €, sur 3 à 5 ans |
| Pour qui | TPE et PME de moins de 49 salariés, créées depuis 3 ans au moins, financièrement saines |
| Conditions relevées | Taux fixe de 5,78 % à 8,36 % ; différé de 9 mois à 1 an ; frais de dossier de 150 € TTC ; assurance emprunteur obligatoire ; aucune sûreté sur les biens de l’entreprise ou du dirigeant |
| Source | Bpifrance, catalogue des offres et centre d’aide de Bpifrance Flash |
Ce prêt n’est pas fait pour un site seul. Son minimum de 5 000 euros dépasse le prix de la plupart des sites vitrine, il coûte des intérêts, et il exclut les entreprises de moins de trois ans, qui sont souvent celles qui ont besoin d’un premier site. Il peut avoir du sens dans un projet plus large, où le site n’est qu’une ligne parmi d’autres investissements.
France Num a présenté en juillet 2024 une version « Transformation numérique » de ce prêt, de 5 000 à 75 000 euros, qui citait la création ou l’amélioration d’un site vitrine parmi les projets finançables. Nous n’avons pas pu vérifier qu’elle est toujours distribuée sous ce nom en octobre 2026 : posez la question à Bpifrance avant d’en faire état dans un plan de financement.
Les aides locales : là où se trouve l’argent
Ce qui finance réellement un site en 2026 est local. France Num tient, avec CMA France, une base de près de 200 aides au numérique des TPE et PME. Le 6 octobre 2026, une recherche sur « site internet » y donne 87 résultats, dont 84 classés en chèques numériques et subventions. Toutes ne financent pas un site : la recherche ramène aussi, par exemple, une aide au raccordement à internet en zone rurale.
Leurs porteurs disent tout de la géographie de ces aides : plus de cinquante fiches portées par des communautés de communes, d’agglomération ou des villes, une vingtaine par des régions, souvent en partenariat avec elles. On y trouve par exemple une aide à la création d’un site web portée par la communauté de communes du Pays du Coquelicot, une aide au développement numérique de la communauté de communes Portes de la Creuse en Marche qui cite la création et l’amélioration du site internet, Kap Numérik à La Réunion, le Chèque TIC en Guadeloupe, ou le Pass Commerce et Artisanat en Bretagne, que portent ensemble la Région et chaque intercommunalité qui y adhère.
Deux conséquences pratiques. D’abord, votre droit à une aide dépend de votre commune, pas de votre secteur : deux artisans à vingt kilomètres l’un de l’autre n’ont pas les mêmes possibilités. Ensuite, aucune liste nationale n’est à jour longtemps. Une aide se vérifie à sa source, le jour où l’on s’en sert.
Comment chercher. Ouvrez la recherche d’aides de France Num, saisissez votre commune ou votre code postal, puis la taille et l’âge de votre entreprise. Pour chaque résultat, ouvrez le règlement auprès du porteur, communauté de communes ou région, et appelez le service de développement économique si une condition n’est pas claire. Votre CCI ou votre chambre de métiers et de l’artisanat connaît en général les dispositifs de son territoire.
Ce qu’il faut vérifier dans un règlement avant de signer un devis
Les règlements locaux se ressemblent assez pour qu’une liste de contrôle serve partout. Le Pass Commerce et Artisanat breton, tel que l’applique la communauté de communes Arc Sud Bretagne en 2026, en donne un exemple ouvert aujourd’hui, avec des montants réels.
| Point à vérifier | Ce que dit l’exemple d’Arc Sud Bretagne | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Le site est-il éligible ? | « Réalisation ou refonte de site internet », et module de vente en ligne | Certaines aides ne financent que du matériel |
| Qu’est-ce qui est exclu ? | « Hors dépenses d’abonnement, hébergement, maintenance » | Un site en location, payé au mois, n’entre pas dans l’assiette |
| Quel taux, quel plafond ? | 30 % des dépenses, plafonnées à 25 000 € HT pour une création ou une reprise de moins d’un an (7 500 € d’aide au plus), à 16 666 € HT pour une entreprise installée (5 000 € au plus) | L’aide couvre une part, jamais le tout |
| Y a-t-il un plancher ? | 6 000 € de dépenses au minimum, tous investissements confondus | Un site seul de 2 000 € ne suffit pas à ouvrir le droit |
| Faut-il se déclarer avant ? | Lettre d’intention déposée en ligne, puis dossier dans les trois mois | Une démarche oubliée peut fermer le dossier |
| Qui peut en bénéficier ? | Commerce et artisanat de proximité, 7 salariés au plus, 1 million d’euros HT de chiffre d’affaires au plus, dans un centre-bourg ou un centre-ville délimité | Le bâtiment, les professions libérales, le médical et le paramédical en sont exclus dans cet exemple |
La ligne qui coûte le plus cher quand on l’oublie est l’avant-dernière : dans cet exemple, la lettre d’intention ouvre la démarche. Cherchez dans votre règlement si la demande doit précéder l’engagement de la dépense, et lisez-le avant de signer quoi que ce soit. Demandez aussi à votre prestataire un devis détaillé poste par poste : c’est ce qui permet de séparer ce qui est éligible de ce qui ne l’est pas.
Ce qu’une aide ne finance presque jamais
Trois dépenses peuvent être écartées par un règlement local, et il vaut mieux le savoir avant de choisir une formule. Les deux premières le sont en toutes lettres dans l’exemple breton :
- l’abonnement mensuel : une location de site, payée au mois, se finance mal par une subvention à l’investissement ;
- l’hébergement et la maintenance, qui sont des dépenses de fonctionnement ;
- les dépenses engagées avant la demande, quand le règlement l’interdit.
Si vous comptez sur une aide, un site acheté et facturé poste par poste a donc plus de chances d’entrer dans un dossier qu’un site loué, à vérifier dans votre règlement. Le choix entre les deux formules est détaillé dans notre guide louer ou acheter son site internet, et le budget à prévoir dans combien coûte un site internet.
Si vous avez trouvé une aide
Dites-le dès votre premier message, avec le nom du dispositif et, si vous l’avez, son règlement. Le prix d’un projet Trait Neuf suit notre grille par type de site, dès 1 000 euros hors taxes pour un site vitrine : le montant exact est donné au premier échange, dans un devis qui détaille le prix poste par poste, comme un dossier d’aide le réclame. Écrivez-nous avant de signer quoi que ce soit, chez nous ou ailleurs.
Questions fréquentes
Existe-t-il une aide pour créer un site internet en 2026 ?
Pas au niveau national, sous forme de subvention. Les aides qui existent sont locales, portées par des intercommunalités ou des régions : la base de France Num en recense 87 qui répondent à « site internet » le 6 octobre 2026. Au niveau national, Bpifrance propose un prêt à partir de 5 000 euros, réservé aux entreprises de trois ans et plus.
Le chèque numérique de 500 euros existe-t-il encore ?
Non. Le chèque France Num couvrait les dépenses faites entre le 30 octobre 2020 et le 30 juin 2021, et les dernières demandes devaient être déposées au plus tard le 31 juillet 2021. Bpifrance Création indique que ce dispositif n’est plus en vigueur. Une page qui le propose encore est périmée.
Quelle subvention pour un site internet d’entreprise ?
Celle de votre territoire, si elle existe : cherchez votre commune dans la base d’aides de France Num, puis lisez le règlement auprès de la communauté de communes ou de la région. Les montants relevés dans ces règlements couvrent une part des dépenses, par exemple 30 %, avec un plafond et souvent un minimum de dépenses.
Une aide peut-elle financer un site en location ?
C’est peu probable. Un règlement local peut exclure les abonnements, l’hébergement et la maintenance, qui sont des dépenses de fonctionnement : le Pass Commerce et Artisanat breton, tel que l’applique Arc Sud Bretagne, les écarte en toutes lettres. Un site acheté et facturé poste par poste entre plus facilement dans un dossier.
France Num, c’est quoi ?
France Num est l’initiative gouvernementale pour la transformation numérique des très petites, petites et moyennes entreprises, pilotée par la Direction générale des entreprises. Elle publie des guides, une base d’aides financières tenue avec CMA France et un annuaire de prestataires référencés, les Activateurs. Depuis la fin du chèque France Num en 2021, elle ne propose plus d’aide nationale à la création de site.
Faut-il demander l’aide avant de signer le devis ?
Lisez le règlement de votre territoire avant de signer : certains exigent une démarche préalable, comme le Pass Commerce et Artisanat breton, qui commence par une lettre d’intention. Dans ce cas, un devis signé trop tôt peut compliquer le dossier. Demandez aussi un devis détaillé poste par poste.
Sources
- Légifrance, « Décret n° 2021-69 du 27 janvier 2021 relatif à l’aide exceptionnelle à la numérisation pour certaines entreprises employant moins de onze salariés », 27 janvier 2021, consulté le 6 octobre 2026.
- Bpifrance Création, « Covid-19 : aides à la numérisation des entreprises », consulté le 6 octobre 2026.
- France Num (Direction générale des entreprises), avec CMA France, « Toutes les aides financières, recherche « site internet » », base consultée en ligne, consulté le 6 octobre 2026.
- France Num, « Trouver une aide financière », consulté le 6 octobre 2026.
- Bpifrance, catalogue des offres, « Prêt Boost », consulté le 6 octobre 2026.
- Bpifrance Flash, centre d’aide, « Tout savoir sur le Prêt Boost », consulté le 6 octobre 2026.
- France Num, « Financez la numérisation de votre TPE PME avec le Prêt Boost - Transformation numérique », 11 juillet 2024, consulté le 6 octobre 2026.
- Arc Sud Bretagne, communauté de communes, avec la Région Bretagne, « Dispositif Pass Commerce et Artisanat, page publiée le 3 juillet 2026, et sa fiche dispositif socle (version du 1er juillet 2023) », 3 juillet 2026 ; fiche dispositif socle, version du 1er juillet 2023, consulté le 6 octobre 2026.
- Campus Région du numérique, Région Auvergne-Rhône-Alpes, « Atouts Numériques : un accompagnement aux projets numériques des entreprises », consulté le 6 octobre 2026.
À lire ensuite
- Combien coûte un site internetLes prix publiés source par source, ce qui les fait varier, et ce qui revient chaque mois.
- Louer ou acheter son site internetLe coût sur trois et cinq ans, l’engagement, et ce qui vous reste à la fin du contrat.
- Comptabiliser un site internetCharge ou immobilisation, compte et durée d’amortissement, cas par cas, selon le plan comptable en vigueur.
- Prix d’une refonte de site internetLes fourchettes du marché, ce qui fait varier le devis, et comment la dépense se passe en comptabilité.
- Offres et tarifsCe que contient chaque offre, et l’ordre de grandeur d’un projet.
