Ce que coûte une refonte, et pourquoi les devis vont du simple au décuple.
Deux agences regardent le même site et annoncent, par exemple, 1 800 euros et 14 000 euros. Aucune des deux ne ment. Elles ne parlent simplement pas de la même chose, et rien dans les deux devis ne permet de s’en apercevoir.
En France, la refonte d’un site vitrine de cinq à dix pages se situe entre 800 et 2 500 euros pour un simple changement de design, entre 2 500 et 6 000 euros pour une refonte technique incluant la migration du référencement, et entre 5 000 et 15 000 euros lorsque l’arborescence et les contenus sont repensés, selon les fourchettes publiées par iPaoo en juillet 2026. Chez Trait Neuf, le budget d’un projet va de 1 500 à 20 000 euros hors taxes. Le nombre de pages compte, mais moins que ce qu’il faut écrire dedans : ce qui fait surtout varier le montant, c’est la quantité de contenu à reprendre, le sort réservé aux anciennes adresses, et qui écrit les textes.
Pour un dirigeant qui doit chiffrer une refonte et comparer des devis. Pas pour quelqu’un qui cherche le moins cher : ce guide explique aussi pourquoi le moins cher coûte souvent deux fois.
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Les fourchettes du marché français
Ces montants valent pour un site vitrine de cinq à dix pages. Ils viennent d’iPaoo, éditeur d’un outil de création de sites et agence, dans un article de son blog daté du 16 juillet 2026. Nous les citons parce qu’ils sont chiffrés et datés, ce qui est rare sur ce sujet. C’est un acteur du même marché que nous : lisez-les comme un ordre de grandeur, pas comme une étude.
La distinction qu’ils font est la bonne, et c’est elle qu’il faut retenir plutôt que les montants : trois choses très différentes portent le même nom de refonte.
| Type de refonte | Ce qui change | Budget |
|---|---|---|
| Graphique | Nouvel habillage, structure et textes conservés | 800 à 2 500 euros |
| Technique | Habillage, migration du référencement, performances, contenu | 2 500 à 6 000 euros |
| Structurelle | Nouvelle arborescence, textes réécrits, parcours repensé | 5 000 à 15 000 euros |
Ce qui fait vraiment varier un devis
Le nombre de pages est le premier chiffre que tout le monde demande. Il compte, mais moins que ce qu’il faut écrire dedans : quinze pages qui se ressemblent coûtent moins cher que quatre pages dont chacune a sa logique.
Ce qui pèse, dans l’ordre où nous le constatons :
- Qui écrit les textes. C’est le premier poste, et de loin. Un client qui fournit ses contenus paie une refonte ; un client qui demande qu’on les écrive paie une refonte et une rédaction.
- Le sort des anciennes adresses. Relever chaque adresse, la rediriger vers son équivalent et tester la table une par une prend du temps. Ne pas le faire n’en prend aucun, et se paie en positions perdues.
- L’état de ce qui existe. Un site dont les images sont disponibles en pleine résolution et les textes récupérables coûte moins cher qu’un site dont tout est à extraire d’un outil fermé.
- La vente en ligne. Un catalogue, des variantes, des stocks, des frais de port par zone et des retours sont un autre métier que quatre pages de présentation.
- La possibilité de modifier soi-même. Un espace d’administration est une construction en soi, utile quand les contenus bougent souvent, superflue quand ils bougent deux fois par an.
- Les cas particuliers de votre métier. Un rayon d’intervention à afficher, un simulateur, une prise de rendez-vous, une contrainte réglementaire.
Les frais que le devis ne porte pas
Un devis de refonte couvre la construction. Trois dépenses continuent après, et elles surprennent les dirigeants qui avaient retenu un seul chiffre.
Le nom de domaine se renouvelle chaque année. L’hébergement se paie au mois ou à l’année selon la formule. La maintenance, elle, n’est pas une option de confort : un site laissé sans mise à jour finit par être vulnérable, et une plateforme de vente en ligne facture en plus son abonnement et ses commissions.
Raisonner en coût total sur trois ans, comme le recommande iPaoo, met tout le monde d’accord plus vite qu’une comparaison de deux prix de construction.
Charge ou immobilisation : ce que dit l’administration fiscale
C’est la question que pose votre comptable, et la réponse change ce que la refonte coûte réellement à votre entreprise. Elle est écrite au Bulletin officiel des finances publiques, référence BOI-BIC-CHG-20-30-30, en vigueur depuis le 1er mars 2017.
Le texte distingue d’abord deux situations. Le site réalisé par un prestataire, ce qui est le cas d’une refonte confiée à une agence, est un site acquis : quand il doit servir plusieurs exercices, il constitue une immobilisation incorporelle, assimilée sur le plan fiscal à un logiciel, et il s’amortit de façon linéaire sur sa durée probable d’utilisation. L’amortissement exceptionnel sur douze mois qui existait pour ce cas a été supprimé pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2017 : un article qui le propose encore est antérieur à cette date.
Le site que l’entreprise développe elle-même suit un découpage en trois phases. La recherche préalable, où l’on détermine les objectifs et où l’on traite les questions juridiques, est une charge, et elle le reste : des frais de recherche comptabilisés en charges ne peuvent pas être réintégrés plus tard au coût du site. Les dépenses de développement, elles, doivent être inscrites à l’actif dès lors que six conditions sont réunies en même temps : le site a de sérieuses chances de réussite technique, l’entreprise a l’intention de l’achever et de l’utiliser ou de le vendre, elle en a la capacité, il générera des avantages économiques futurs, elle dispose des ressources pour le mener à bien, et les dépenses peuvent être évaluées de façon fiable. Sur le plan fiscal, l’entreprise peut alors choisir la déduction immédiate prévue au I de l’article 236 du code général des impôts, par un amortissement dérogatoire. Ce choix se fait pour chaque site créé, et il engage l’entreprise : c’est une décision de gestion qui lui est opposable.
Dans les deux cas, l’exploitation retourne en charges : la formation, les mises à jour, l’actualisation du contenu et les redevances du nom de domaine. Avec une exception qui compte, les ajouts de fonctions nouvelles, comme le passage d’un site de présentation à un site de vente en ligne, qui se traitent comme une création. L’hébergement est une charge déductible sur les exercices pendant lesquels la prestation est rendue, et les frais engagés pour faire répertorier le site dans des annuaires ou des moteurs de recherche s’apparentent à de la publicité.
Ce guide n’est pas un avis comptable et ne remplace pas le vôtre. Il vous donne la référence exacte à citer, ce qui suffit à avoir la conversation en dix minutes au lieu d’une heure.
Comparer deux devis sans être du métier
Un devis de refonte est difficile à comparer parce que l’essentiel n’y figure pas. Quatre questions posées par courriel aux prestataires consultés remettent les propositions au même niveau, et la façon dont on y répond en dit déjà long.
- Les anciennes adresses sont-elles relevées et redirigées, et la table est-elle testée après la mise en ligne ? Demandez à voir le format du résultat.
- Qui écrit les textes, et combien de pages sont comprises ? Si la réponse est « vous fournissez », le devis n’est pas comparable à celui d’en face qui les écrit.
- À qui appartiennent le nom de domaine, l’hébergement et les accès à la fin ? La réponse doit être « à vous », sans discussion.
- Que se passe-t-il si nous arrêtons de travailler ensemble dans un an ? Un site qu’on ne peut pas reprendre ailleurs est une location qui ne dit pas son nom.
Nos prix
Un projet Trait Neuf va de 1 500 à 20 000 euros hors taxes. La fourchette est large parce que les projets le sont : un site vitrine pour un artisan qui fournit ses photos et ses textes n’a pas grand-chose à voir avec une boutique de vente en ligne ou un site doté d’un espace de modification.
Le montant exact est donné au premier échange, sur votre projet réel, après avoir regardé votre site actuel. Nous ne donnons pas de prix avant de l’avoir ouvert : un chiffre annoncé sans avoir rien vu est un chiffre qui bougera.
Questions fréquentes
Combien coûte une refonte de site internet en 2026 ?
Pour un site vitrine de cinq à dix pages en France, comptez 800 à 2 500 euros pour un simple changement d’habillage, 2 500 à 6 000 euros pour une refonte technique avec migration du référencement, et 5 000 à 15 000 euros si l’arborescence et les textes sont repris, d’après les fourchettes publiées par iPaoo en juillet 2026. Chez Trait Neuf, un projet va de 1 500 à 20 000 euros hors taxes.
Une refonte de site internet s’amortit-elle ?
Oui, quand elle est confiée à un prestataire et que le site doit servir plusieurs exercices : le site acquis est une immobilisation incorporelle, assimilée sur le plan fiscal à un logiciel, amortie de façon linéaire sur sa durée probable d’utilisation. L’amortissement exceptionnel sur douze mois n’existe plus pour les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2017. La maintenance, les mises à jour, l’hébergement et la redevance du nom de domaine restent des charges. La référence est BOI-BIC-CHG-20-30-30 ; faites confirmer le traitement par votre expert-comptable.
Dans quel compte comptabiliser un site internet ?
Quand le site est immobilisé, il rejoint les immobilisations incorporelles, où l’administration fiscale l’assimile à un logiciel. Quand la dépense relève de l’exploitation, maintenance, mises à jour ou hébergement, elle passe en charges de l’exercice. C’est la nature de la dépense qui décide, pas une préférence de présentation, et pour un site développé en interne, l’option fiscale de déduction immédiate engage l’entreprise pour ce site. Le compte exact se choisit avec votre expert-comptable, sur pièces.
Pourquoi un devis à 1 800 euros et un autre à 14 000 euros ?
Parce que le mot refonte recouvre trois travaux très différents : changer l’habillage, refaire la technique en migrant le référencement, ou repenser l’arborescence et réécrire les textes. Le premier devis décrit souvent le premier travail, le second le troisième. La différence tient aussi à qui écrit les contenus, poste le plus lourd d’un projet, et au traitement ou non des anciennes adresses.
Quel budget prévoir en plus du devis ?
Le nom de domaine, renouvelé chaque année, l’hébergement, au mois ou à l’année, et la maintenance. Pour une boutique en ligne, il faut y ajouter l’abonnement à la plateforme et les commissions sur les paiements, facturés directement par elle. Raisonner en coût total sur trois ans évite les mauvaises surprises et rend les propositions comparables.
À lire ensuite
- Cahier des charges de refonteLe plan à reprendre pour écrire votre consultation, et les points à trancher avant de demander des devis.
- Refonte de site internetCe qu’on garde, ce qu’on refait, et comment vos anciennes adresses sont traitées.
- Offres et tarifsLe contenu de chaque offre, et l’ordre de grandeur d’un projet chez nous.