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Trait Neuf

Le document qui décide si vos devis sont comparables.

Vous devez consulter des prestataires, et personne ne vous a donné le plan. Le voici, rubrique par rubrique, avec ce qu’on met dans chacune, les points à trancher avant d’écrire une ligne, et l’oubli qui coûte le plus cher dans une refonte.

Un cahier des charges de refonte est le document qui décrit le site existant, ce qui doit changer, ce qui doit être conservé, et la façon dont le résultat sera vérifié. Il contient au minimum : qui vous êtes, l’état du site actuel, ce que le nouveau doit produire, l’arborescence prévue, qui fournit les contenus, l’inventaire des anciennes adresses avec le plan de redirections, les fonctionnalités attendues, le budget, le calendrier et les critères de réception. Sa fonction première n’est pas de tout décider à l’avance : c’est de permettre à plusieurs prestataires de chiffrer la même chose.

Pour un dirigeant de TPE ou de PME qui va consulter deux ou trois prestataires et écrire le document lui-même. Pas pour un appel d’offres public, qui obéit à des règles de forme que ce guide ne traite pas.

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Le plan, à recopier tel quel

Chaque intitulé ci-dessous est une section du document, suivie de ce qu’on y met. L’ordre est celui dans lequel un prestataire a besoin de lire : qui vous êtes, ce qui existe, ce que vous voulez, et l’argent à la fin.

Une rubrique que vous ne savez pas remplir se laisse ouverte, avec une phrase qui le dit. C’est une information utile, et elle sera discutée. Une rubrique inventée pour faire complet coûte plus cher qu’une rubrique vide, parce qu’elle sera chiffrée.

Ce qu’il faut trancher avant d’ouvrir le document

Un cahier des charges qui n’avance pas bute presque toujours sur l’un de ces cinq points. Ils ne se règlent pas en écrivant : ils se règlent en décidant, souvent avec quelqu’un d’autre dans l’entreprise. Autant le faire maintenant, pendant que cela ne coûte encore rien.

Les pièges, à commencer par vos anciennes adresses

C’est l’endroit où une refonte se rate, et cela ne se voit pas le jour de la mise en ligne. Un site refait avec de nouvelles adresses, sans redirection, perd en quelques semaines la place que l’ancien avait mise des années à prendre. Le site est plus beau, le téléphone sonne moins, et personne ne fait le lien entre les deux.

Tant que le document ne demande rien, le prestataire n’a aucune obligation : il livre un site conforme au cahier des charges, et la perte est pour vous. Ce n’est pas forcément de la mauvaise foi, c’est un travail invisible et fastidieux, que personne ne fait spontanément quand il n’est ni demandé ni payé. Écrivez-le donc noir sur blanc, sous une forme qui s’exécute et qui se vérifie.

Les autres pièges tiennent en une phrase chacun

Aucun ne coûte cher à écrire. Chacun coûte cher quand il manque, et la facture arrive au moment où le projet est censé être terminé.

Fixez une date de remise de vos textes et de vos photographies, et dites ce qui se passe si elle est dépassée. Écrivez que le site, les contenus, les comptes et le nom de domaine sont à vous. Demandez un envoi de test du formulaire, reçu devant vous : un formulaire qui n’arrive pas est une panne muette. Demandez à voir le site sur un vrai téléphone avant la mise en ligne, pas une image de présentation. Et dites qui met le site à jour ensuite, à quel prix : un site livré sans personne pour s’en occuper redevient un site daté.

Ce qu’il ne faut pas mettre dedans

Un cahier des charges trop bavard vous coûte de l’argent. Chaque exigence inutile est chiffrée par le prestataire, ou écartée sans qu’il vous le dise, ce qui est pire : vous croyez l’avoir demandée.

Poser les mêmes questions à tout le monde

Trois devis qui répondent à trois questions différentes ne se comparent pas. Ajoutez cette liste à la fin du document et demandez une réponse écrite à chaque ligne. Les écarts de prix deviennent lisibles, et souvent justifiés.

À demander à chaque prestatairePourquoi cette question
Qui écrit les textes, pour combien de pagesLe poste le plus souvent absent des devis, et celui qui explique le plus gros écart entre deux propositions.
Comment les anciennes adresses sont traitées, et si la table est testéeUne réponse vague annonce une perte de référencement que vous ne constaterez que des mois plus tard.
Qui héberge le site, à quel prix, au nom de qui est le compteUn hébergement au nom du prestataire vous attache à lui sans que ce soit écrit nulle part.
Ce que vous pourrez modifier vous-même, précisémentLe mot « modifiable » recouvre tout, depuis la page entière jusqu’à trois lignes dans un encadré.
Ce qui est inclus après la mise en ligne, et sur quelle duréeLes corrections d’après livraison sont incluses ou facturées, et cela change le total sans changer le devis.
Ce qui se passe si vous changez de prestataire ensuiteLa réponse dit si le site et les comptes sont à vous, ou si vous repartirez de zéro.
Trois sites qu’ils ont livrés, avec leur adresseUne adresse qu’on ouvre vaut mieux qu’un portfolio d’images. Regardez-les sur votre téléphone.
Le détail du prix, poste par posteUn montant global empêche de comparer, et empêche surtout de retirer ce dont vous n’avez pas besoin.
Source : Trait Neuf, d’après les points qui reviennent dans les projets de refonte

Questions fréquentes

Comment faire un cahier des charges pour la refonte d’un site internet ?

En partant de l’existant, pas de la page blanche. Décrivez votre site actuel et ce qui vous gêne dedans, puis ce que le nouveau doit produire, puis la liste des pages prévues. Ajoutez l’inventaire de vos anciennes adresses avec la demande d’une table de redirections testée, votre budget en fourchette, et les points que vous vérifierez avant de payer le solde.

Un cahier des charges de refonte, ça fait combien de pages ?

Pour un site vitrine ordinaire, quelques pages suffisent, et un site de dix pages ne justifie pas un document de cinquante. La longueur n’est pas un critère de qualité. Ce qui compte est que chaque rubrique permette de chiffrer quelque chose : une arborescence nommée, un partage clair des contenus et le sort des anciennes adresses valent mieux qu’un document épais qui décrit des intentions.

Existe-t-il un modèle de cahier des charges de refonte en PDF ?

Il en circule beaucoup, et ils servent surtout de rappel de rubriques, ce qui est déjà utile. Leur limite est d’être écrits pour tous les projets à la fois : ils réclament des informations qui ne vous concernent pas, et passent souvent à côté de ce qui fait la différence dans une refonte, à commencer par l’inventaire des anciennes adresses. Reprendre le plan de cette page dans un traitement de texte va plus vite.

Faut-il indiquer son budget dans le cahier des charges ?

Oui, en fourchette. Sans budget, chaque prestataire chiffre le projet qu’il imagine et vous recevez des propositions incomparables. Avec une fourchette, il vous dit ce qui entre dedans et ce qui n’y entre pas, ce qui est exactement l’information dont vous avez besoin. Chez Trait Neuf, un projet va de 1 500 à 20 000 euros hors taxes selon son ampleur.

Quelle différence entre un brief et un cahier des charges ?

Un brief tient en une page et sert à savoir si on se parle : votre activité, votre site actuel, ce qui vous gêne, votre ordre de grandeur de budget. Un cahier des charges sert à chiffrer et à comparer : arborescence, contenus, fonctionnalités, critères de réception. Pour un site vitrine, un brief bien fait suffit souvent à démarrer, et le cahier des charges s’écrit ensuite, parfois à deux.

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