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Comment récupérer son site internetCe qui vous appartient, et comment le reprendre.

Le prestataire ne répond plus, le site a disparu, ou il affiche autre chose que votre entreprise. Avant d’écrire une lettre recommandée ou de tout refaire, il faut savoir ce qui vous appartient réellement, et cela se vérifie en dix minutes.

Pour récupérer son site internet, il faut d’abord établir ce qui vous appartient : le nom de domaine appartient à la personne inscrite comme titulaire dans l’annuaire Whois, pas à celle qui a payé, et les textes, images et code créés par un prestataire dépendent de ce que dit le contrat, car une commande ne transfère pas à elle seule les droits d’auteur. Si vous êtes titulaire, votre bureau d’enregistrement doit vous remettre le code de transfert du domaine. Sinon, pour un .fr, l’Afnic propose une médiation gratuite, puis, sous conditions, des procédures de récupération, dont SYRELI à 250 euros hors taxes.

Pour un dirigeant dont l’ancien prestataire a disparu ou bloque l’accès, dont le site a été supprimé ou piraté, ou qui veut simplement vérifier qu’il possède bien ce qu’il paie. Ce guide n’est pas un avis juridique : il dit où regarder et quoi demander, et quand il faut un avocat.

Signé par Enzo Taverne et Jérémy Rivault, cofondateurs de Trait Neuf.

Publié le , revu le .

Dessin à l’encre : un trousseau suspendu à un clou, trois clés portant chacune une étiquette vierge, et à la place d’une quatrième clé son seul contour en pointillé, repassé d’un trait de pinceau.

Ce qui vous appartient vraiment

« Mon site » recouvre cinq choses différentes, qui n’appartiennent pas forcément à la même personne. Les distinguer est la première étape, parce que chacune se récupère par un chemin différent.

ÉlémentÀ qui il appartientOù le vérifier
Le nom de domaineÀ la personne inscrite comme titulaire, pas à celle qui a payéL’annuaire Whois de l’Afnic pour un .fr
L’hébergementAu titulaire du compte chez l’hébergeur, selon son contratLa facture : à quel nom est-elle émise ?
Vos textes et vos photosÀ vous, si vous les avez écrits ou pris vous-mêmeVos propres fichiers, ou l’ancien site
Les textes, le graphisme et le code créés par le prestataireÀ leur auteur, sauf cession écrite dans le contratLe contrat, et les clauses de propriété ou de cession
Les comptes annexes : statistiques, Search Console, fiche d’établissement, messagerieAu titulaire de chaque compteLa liste des propriétaires dans chaque outil
Source : Afnic, « L’essentiel pour gérer son nom de domaine » (3 décembre 2024) et guide pratique du titulaire (2024) ; Code de la propriété intellectuelle, articles L111-1, L131-2 et L131-3 ; lus le 6 octobre 2026

Un point surprend souvent : l’Afnic rappelle qu’un nom de domaine ne s’achète pas. Vous obtenez un droit d’utilisation exclusif pour une durée de un à dix ans, renouvelable. Celui qui détient ce droit est celui qui figure comme titulaire, et personne d’autre.

Comment savoir à qui appartient votre nom de domaine

Pour un nom en .fr, ouvrez le Whois de l’Afnic et saisissez votre domaine. Vous y lisez le titulaire, le contact administratif et le contact technique, le bureau d’enregistrement chez qui il est géré, sa date d’expiration et les serveurs de noms qui indiquent où se trouve le site.

Trois réponses sont possibles, et elles ne mènent pas au même endroit :

  • Le titulaire est votre entreprise. C’est la bonne situation, même si le compte chez le bureau d’enregistrement est au nom du prestataire. Le domaine est à vous ; il reste à en reprendre la gestion.
  • Le titulaire est le prestataire, ou un ancien salarié. L’Afnic recense précisément ces cas dans son guide du titulaire : le salarié qui a enregistré le nom à son nom en toute bonne foi, et « un prestataire informatique » qui l’a enregistré à son nom à la place de son client, « par souci de simplicité ou de facilité ». Juridiquement, c’est lui le titulaire.
  • Le titulaire n’apparaît pas. Pour les personnes physiques, les coordonnées sont en diffusion restreinte par défaut. L’Afnic propose alors un formulaire de mise en relation avec le contact administratif, sans que vous connaissiez son identité.

Pour un .com ou une autre extension générique, l’annuaire et les règles relèvent de l’ICANN, mais le principe est le même : le titulaire inscrit détient le domaine. Votre bureau d’enregistrement vous dira où le lire.

Notez au passage la date d’expiration. Si elle approche et que vous ne savez pas qui paie le renouvellement, c’est la première urgence, avant toutes les autres.

Récupérer son nom de domaine chez un ancien prestataire

Vous êtes titulaire, mais le prestataire gère le compte

C’est le cas le plus fréquent, et le plus simple. L’Afnic indique que vous pouvez changer de bureau d’enregistrement à tout moment. La démarche, pour un .fr :

  1. Prévenir le bureau actuel, ou le prestataire qui gère le compte, de votre demande.
  2. Choisir un nouveau bureau d’enregistrement parmi ceux qui sont sous contrat avec l’Afnic.
  3. Lui demander le transfert, en général payant et souvent associé à un hébergement.
  4. Lui fournir le code AUTH_INFO du domaine. Il se trouve d’ordinaire dans l’interface du compte ; à défaut, l’Afnic précise que le bureau d’enregistrement « doit vous le fournir ».

Le nouveau bureau transmet la demande à l’Afnic. L’ancien a en théorie huit jours pour l’accepter ou s’y opposer, avec un délai supplémentaire non renouvelable de vingt-deux jours ; sans réponse au bout de huit jours, le transfert se fait automatiquement. L’opération modifie la date d’expiration du domaine.

Pour un .com, la logique est la même : le code de transfert est remis par le bureau d’enregistrement, et l’ICANN indique qu’il doit l’être dans les cinq jours calendaires de la demande. Une réforme de ces règles est en préparation à l’ICANN sans être applicable au 6 octobre 2026 : faites confirmer le délai par votre bureau d’enregistrement.

Le prestataire est inscrit comme titulaire

Ici, il faut que le titulaire actuel accepte de vous transmettre le domaine. La transmission se demande auprès de son bureau d’enregistrement et nécessite sa validation. Demandez-la par écrit, en nommant le domaine et l’entreprise qui doit en devenir titulaire. Pour un .com, sachez qu’après un changement de titulaire, les règles actuelles de l’ICANN bloquent le domaine 60 jours pour tout transfert vers un autre bureau d’enregistrement, sauf si celui-ci permet d’y renoncer au moment du changement.

S’il refuse ou ne répond pas, l’Afnic propose, pour les extensions qu’elle gère :

DémarcheCe que c’estCoûtQui tranche
MédiationRecherche d’un accord amiable, proposée avant toute procédure, sur la base du volontariat des deux parties ; une solution doit être trouvée dans les 7 jours ouvrés qui suivent le premier entretienGratuitePersonne : les parties s’accordent ou non
SYRELIProcédure extrajudiciaire pour obtenir la récupération ou la suppression du domaine250 euros hors taxes, à la charge du demandeurUn collège de salariés de l’Afnic
PARL EXPERTMême objet, procédure menée avec l’OMPI1 500 euros pour un nom de domaine, selon le barème de l’OMPIUn expert sélectionné par l’Afnic et l’OMPI
Source : Afnic, pages « Procédure de médiation » (5 novembre 2024) et « Procédures alternatives de résolution des litiges » (1er octobre 2024) ; SYRELI, page « Tarifs » ; OMPI, barème PARL EXPERT ; lues le 6 octobre 2026

Ces procédures ne sont pas automatiques. Il faut justifier d’un intérêt à agir et que le domaine entre dans l’un des cas prévus par l’article L45-2 du code des postes et des communications électroniques, notamment un nom susceptible de porter atteinte à des droits de propriété intellectuelle ou de la personnalité, sauf si son titulaire justifie d’un intérêt légitime et agit de bonne foi. Que votre situation en relève dépend de faits que ce guide ne peut pas apprécier : c’est le moment de consulter un avocat, avant de déposer quoi que ce soit.

Le domaine a expiré

L’Afnic prévoit, après une suppression, une période de rédemption de trente jours pendant laquelle personne d’autre ne peut l’enregistrer et où le titulaire peut encore revenir en arrière, par son bureau d’enregistrement. Ensuite, le nom redevient libre et la règle est « premier arrivé, premier servi ». Le guide du titulaire prévient que, si quelqu’un d’autre l’enregistre avant vous, s’ouvre « une longue phase de négociation voire de litige », d’autant plus coûteuse que le nom était bien référencé. D’où l’urgence de la date d’expiration.

Récupérer l’hébergement, les fichiers et les accès

Le domaine indique où se trouve le site ; il ne contient pas le site. Les fichiers, la base de données, les images et la messagerie sont chez l’hébergeur. Avant toute rupture avec un prestataire, demandez par écrit, en une seule fois :

  • les accès au compte chez le bureau d’enregistrement, ou le code de transfert ;
  • les accès au compte d’hébergement, ou à défaut une copie complète des fichiers du site et de sa base de données ;
  • les accès d’administration du site lui-même ;
  • les accès à la messagerie de votre domaine, et l’export des boîtes si elle change de place ;
  • l’ajout de votre entreprise comme propriétaire des comptes Search Console, statistiques et fiche d’établissement, s’ils ont été ouverts par le prestataire ;
  • les fichiers d’origine de votre logo et de vos photos.

Une copie récupérée vaut mieux qu’un accès promis. Tant que vous n’avez rien en main, ne résiliez rien : un hébergement résilié avant que le site et la messagerie aient été déplacés, c’est un site et des e-mails qui s’arrêtent le même jour.

Un cas à part : les plateformes fermées. Wix l’écrit dans son aide : un site Wix doit fonctionner sur les serveurs de Wix, tout en précisant que le contenu que vous y créez vous appartient. Vous récupérez donc vos textes, vos images et vos données, pas le site lui-même : pour quitter la plateforme, il se refait ailleurs.

Quand un client arrive chez nous sans ses accès, nous commençons par là. Notre méthode le dit : s’ils sont perdus, on vous aide à les récupérer, mais mieux vaut le savoir au début qu’à la mise en ligne.

Le site vous appartient-il si vous l’avez payé ?

Pas forcément en entier, et c’est la question qui crée le plus de malentendus. L’article L111-1 du code de la propriété intellectuelle donne à l’auteur d’une œuvre un droit de propriété « du seul fait de sa création », et précise que la conclusion d’un contrat de louage d’ouvrage ou de service, c’est-à-dire une commande, « n’emporte pas dérogation » à ce droit. Autrement dit, payer un prestataire pour créer ne vous transfère pas, à soi seul, ses droits d’auteur.

Le transfert passe par une cession, constatée par écrit selon l’article L131-2, et l’article L131-3 en fixe la forme : chaque droit cédé doit faire l’objet d’une mention distincte, et le domaine d’exploitation doit être délimité quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée.

En pratique, relisez trois choses dans votre contrat ou vos conditions générales :

  • La clause de propriété ou de cession des droits : que vous cède-t-on, pour quels usages, pour combien de temps ?
  • Les conditions de fin de contrat : ce qui vous est remis à la sortie, sous quelle forme, dans quel délai.
  • La nature du contrat : un site loué ou proposé par abonnement peut rester la propriété du prestataire. Le contrat le dit, ou il devrait le dire.

Les éléments achetés sur étagère, thème graphique, extensions, photos de banque, ont en plus leur propre licence. Ce guide s’arrête là : si un désaccord sur la propriété du site se dessine, un avocat en propriété intellectuelle lira votre contrat mieux que n’importe quel article.

Pour ce qui nous concerne, voici ce que vous récupérez si vous partez : le nom de domaine d’un site que nous livrons est déjà enregistré à votre nom, et nous vous remettons tout le code du site. Les droits sur ce code vous sont cédés si vous les demandez, selon nos conditions générales de vente. L’hébergement, souscrit au nom de l’agence, s’arrête avec la maintenance : vous choisissez un nouvel hébergeur et vous y installez le site, vous-même ou avec le prestataire de votre choix.

Récupérer un site internet supprimé

Tout dépend de ce qui a été supprimé.

  • L’hébergement a été résilié ou a expiré. Demandez à l’hébergeur s’il conserve une sauvegarde, et pendant combien de temps. C’est la seule copie complète possible.
  • Le domaine a expiré. Le site existe peut-être encore chez l’hébergeur ; c’est l’adresse qui ne mène plus à lui. Voyez la section sur l’expiration plus haut.
  • Il ne reste rien. Les archives du web, comme la Wayback Machine d’Internet Archive, gardent souvent les textes et une partie des images des pages publiques. Elles ne gardent pas toujours l’apparence : nous l’avons constaté pour l’un de nos clients, dont l’ancien site archivé s’affiche privé de sa mise en forme. Elles suffisent en revanche à retrouver vos textes et la liste de vos anciennes adresses, ce qui compte pour la suite.

Si le site est encore en ligne et que vous craignez de le perdre, faites-en une copie maintenant. Quand nous reprenons un site existant, nous capturons ses pages publiques, en partant de son plan du site et de ses liens, avec leur texte, leurs intertitres et leurs images d’origine, avant d’écrire quoi que ce soit : c’est ce qui permet de ne rien perdre de ce qui avait de la valeur.

Site WordPress piraté : que faire ?

Un site qui affiche des messages étrangers, redirige vers d’autres sites ou est signalé comme dangereux par le navigateur a été compromis. Le dispositif public Cybermalveillance.gouv.fr décrit les gestes à faire, dans cet ordre :

  1. Couper : débrancher la machine touchée d’Internet.
  2. Conserver les preuves : journaux du serveur, captures d’écran, sans rien effacer.
  3. Faire une copie complète de la machine touchée et de sa mémoire.
  4. Identifier les données touchées. Si des données personnelles ont pu fuiter, être altérées ou devenir indisponibles, c’est une violation au sens de la CNIL : elle se notifie à la CNIL dans les 72 heures si possible quand elle présente un risque, et les personnes concernées sont informées si le risque est élevé. En cas de doute, notifiez la CNIL, qui vous dira s’il faut informer les personnes.
  5. Trouver par où l’attaquant est entré : mot de passe trop simple, faille connue non corrigée, défaut de configuration.
  6. Porter plainte, au commissariat, à la gendarmerie ou par écrit au procureur.
  7. Corriger les failles et changer tous les mots de passe avant de remettre en ligne. Remettre une sauvegarde sans corriger la faille, c’est rouvrir la porte.
  8. Prévenir l’hébergeur.
  9. Se faire assister par un professionnel ; la plateforme en référence.

Côté Google, le rapport Problèmes de sécurité de Search Console indique si le site a été détecté comme dangereux, et Google précise qu’un site touché par un logiciel malveillant ou de l’hameçonnage peut être signalé aux internautes avant qu’ils y entrent.

Soyons francs sur ce que nous faisons et ne faisons pas. Le nettoyage d’un WordPress compromis est un travail de sécurité, à confier à un professionnel de ce métier. Ce que nous proposons vient après : un site WordPress vieillissant ou fragilisé est refait sur mesure, sur notre socle, et non reconstruit sur WordPress.

Les sites que nous maintenons, eux, ne sont pas des WordPress : ce sont ceux que nous codons et hébergeons chez Vercel, et des boutiques Shopify. Sur ceux-là, chaque jour, un membre de l’équipe vérifie que le site répond normalement, pour voir un piratage avant vous, et c’est nous qui intervenons. Nous ne promettons pas de délai chiffré.

Les erreurs qui aggravent la situation

  • Laisser passer la date d’expiration du domaine pendant qu’on négocie le reste.
  • Résilier l’hébergement avant d’avoir une copie du site et d’avoir déplacé la messagerie.
  • Envoyer une mise en demeure avant une demande simple et écrite. Une demande précise, avec la liste de ce que vous attendez, laisse au prestataire la possibilité de répondre simplement ; une mise en demeure d’emblée peut fermer la discussion.
  • Remettre en ligne une sauvegarde d’un site piraté sans avoir trouvé ni corrigé la faille.
  • Transférer le domaine et changer d’hébergeur un vendredi soir. L’Afnic prévient que plusieurs jours peuvent alors être nécessaires avant que tout soit pris en compte, une dizaine d’heures en moyenne pour les domaines qu’elle gère : c’est le délai pendant lequel des e-mails peuvent se perdre.
  • Refaire le site sur un nouveau domaine parce que l’ancien semble perdu, avant d’avoir vérifié qu’il l’est vraiment. Un domaine récupéré garde son ancienneté ; un nouveau part de zéro.

Récupérer ou refaire ?

Récupérer n’est pas toujours la meilleure option, et refaire non plus. Le tableau ci-dessous résume ce que nous regardons avec un client qui se pose la question.

SituationPlutôt récupérerPlutôt refaire
Domaine à votre nom, site récent et fonctionnelOui : reprenez les accès et une copieRien
Site sur une plateforme fermée que vous voulez quitterVos contenus et donnéesLe site lui-même
Site WordPress piraté, ancien, sans mises à jour depuis longtempsLes textes, les images, la liste des adressesLe site, une fois l’incident traité
Prestataire titulaire des droits sur le graphisme et le code, sans cessionVos textes et vos photosLe graphisme et le code, sauf accord avec lui
Domaine perdu définitivementLes contenus, depuis les archivesLe site, sur un nouveau domaine
Source : Trait Neuf, grille de décision proposée dans ce guide

Si vous refaites sur le même domaine, les anciennes adresses comptent : elles portent ce que Google avait appris de votre site. Notre guide sur la refonte et le SEO explique comment les relever et les rediriger.

Faire le point sur votre situation

Envoyez-nous l’adresse de votre site et deux lignes sur ce qui bloque : prestataire injoignable, site disparu, accès perdus. Nous regardons ce que dit le Whois et ce que répond le site avant de vous répondre, et nous vous disons si la récupération se fait par vous, par un avocat ou par nous. Nous écrire.

Questions fréquentes

Comment récupérer son nom de domaine chez un ancien prestataire ?

Vérifiez d’abord dans le Whois qui est titulaire. Si c’est votre entreprise, demandez le code de transfert AUTH_INFO, que le bureau d’enregistrement doit vous fournir, et confiez le transfert à un nouveau bureau. Si c’est le prestataire, demandez-lui par écrit la transmission du domaine ; en cas de refus, l’Afnic propose pour un .fr une médiation gratuite, puis les procédures SYRELI et PARL EXPERT.

Comment retrouver son nom de domaine ?

Si vous connaissez l’adresse de votre site, l’annuaire Whois dit tout le reste. Pour un .fr, le Whois de l’Afnic indique le titulaire, les contacts administratif et technique, le bureau d’enregistrement et la date d’expiration. Le titulaire inscrit est le seul à détenir les droits sur le domaine, quelle que soit la personne qui a payé. Pour un particulier, les coordonnées sont masquées par défaut, mais l’Afnic permet de joindre le contact administratif par un formulaire.

Mon prestataire refuse de me rendre mon site, que faire ?

Faites la liste de ce qui vous appartient : le domaine s’il est à votre nom, vos textes et vos photos, et ce que le contrat vous cède. Demandez-le par écrit, élément par élément. Pour le domaine, les démarches de l’Afnic existent ; pour la propriété du graphisme et du code, c’est le contrat qui décide, et un avocat qui le lit.

Peut-on récupérer un site internet supprimé ?

Souvent en partie. L’hébergeur conserve parfois une sauvegarde pendant un temps limité : demandez-la tout de suite. Sinon, les archives du web gardent en général les textes et une partie des images des pages publiques, rarement l’apparence complète. Cela suffit à reconstruire le contenu et à retrouver les anciennes adresses.

Site WordPress piraté, que faire en urgence ?

Débranchez la machine touchée d’Internet, conservez les preuves sans rien effacer, faites une copie complète, puis cherchez par où l’attaquant est entré. Si des données personnelles ont pu fuiter, notifiez la CNIL dans les 72 heures si possible. Corrigez la faille et changez tous les mots de passe avant toute remise en ligne, et faites-vous aider par un professionnel référencé sur Cybermalveillance.gouv.fr.

Un site internet payé appartient-il au client ?

Le nom de domaine appartient à son titulaire inscrit, et vos propres textes et photos sont à vous. En revanche, ce que le prestataire a créé reste soumis à ses droits d’auteur sauf cession écrite : le code de la propriété intellectuelle précise qu’une commande ne transfère pas ces droits à elle seule. Votre contrat dit ce qui vous a été cédé.

Sources

  1. Afnic, « L’essentiel pour gérer son nom de domaine », mise à jour 3 décembre 2024, consulté le 6 octobre 2026.
  2. Afnic, « Guide pratique du titulaire d’un nom de domaine », 2024, consulté le 6 octobre 2026.
  3. Afnic, « Trouver un nom de domaine ou un titulaire grâce au Whois », mise à jour 16 avril 2025, consulté le 6 octobre 2026.
  4. Afnic, « Joindre le contact administratif d’un nom de domaine », mise à jour 8 mars 2021, consulté le 6 octobre 2026.
  5. Afnic, « Procédure de médiation », mise à jour 5 novembre 2024, consulté le 6 octobre 2026.
  6. Afnic, « Procédures alternatives de résolution des litiges (SYRELI et PARL EXPERT) », mise à jour 1er octobre 2024, consulté le 6 octobre 2026.
  7. SYRELI, plateforme de l’Afnic, « Tarifs », consulté le 6 octobre 2026.
  8. ICANN, « FAQs for Registrants: Transferring Your Domain Name », 10 octobre 2017, consulté le 6 octobre 2026.
  9. Légifrance, « Code de la propriété intellectuelle, article L111-1 », version en vigueur depuis le 27 décembre 2020, consulté le 6 octobre 2026.
  10. Légifrance, « Code de la propriété intellectuelle, article L131-2 », version en vigueur depuis le 1er octobre 2016 (loi n° 2016-925), consulté le 6 octobre 2026.
  11. OMPI, Centre d’arbitrage et de médiation, « Barème de taxes et honoraires de l’OMPI dans le cadre du Règlement PARL EXPERT », barème en vigueur depuis le 4 juillet 2016, consulté le 6 octobre 2026.
  12. Légifrance, « Code des postes et des communications électroniques, article L45-2 », version en vigueur depuis le 5 décembre 2020 (loi n° 2020-1508), consulté le 6 octobre 2026.
  13. Légifrance, « Code de la propriété intellectuelle, article L131-3 », version en vigueur depuis le 3 juillet 1992, consulté le 6 octobre 2026.
  14. Cybermalveillance.gouv.fr, « Défiguration de site Internet, que faire ? », mise à jour 10 juillet 2026, consulté le 6 octobre 2026.
  15. CNIL, « Notifier une violation de données personnelles », consulté le 6 octobre 2026.
  16. Wix, centre d’aide, « Exporting or embedding your Wix site elsewhere », consulté le 6 octobre 2026.
  17. Google Search Central, « Élucider les baisses de trafic de la recherche Google », dernière mise à jour 18 décembre 2025, consulté le 6 octobre 2026.

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